
Choisir un scanner vétérinaire adapté à votre clinique est une décision stratégique qui engage durablement votre pratique médicale. Entre les différentes technologies disponibles — tomodensitométrie, IRM, échographie — les critères de sélection sont nombreux et parfois complexes à hiérarchiser. Résolution d’image, compatibilité DICOM, diamètre de gantry, dose de radiation, facilité d’intégration au flux de travail existant : chaque paramètre influence directement la qualité de vos diagnostics et le confort de vos patients. Ce guide vous propose une analyse structurée et experte des critères essentiels à évaluer avant tout investissement, pour que votre choix s’inscrive dans une démarche médicale rigoureuse, économiquement réfléchie et respectueuse du bien-être animal.
Guide d’achat
Introduction au choix d’un scanner vétérinaire
Pourquoi le choix de l’équipement est-il déterminant ?
L’acquisition d’un scanner vétérinaire représente bien plus qu’un simple investissement matériel : elle conditionne directement la qualité diagnostique de votre clinique pour les années à venir. Un équipement inadapté à votre volume d’activité, à votre spécialité ou aux espèces que vous accueillez peut rapidement devenir un frein opérationnel. À l’inverse, un scanner bien dimensionné ouvre de nouvelles possibilités thérapeutiques, améliore la précision des bilans préopératoires et renforce la confiance de vos clients dans vos compétences techniques.
La médecine vétérinaire moderne exige des outils d’imagerie capables de répondre à des cas cliniques de plus en plus complexes : tumeurs thoraciques, pathologies ostéo-articulaires, affections neurologiques ou encore traumatismes multiples. Le scanner, en particulier la tomodensitométrie (CT-scan), s’est imposé comme une modalité incontournable dans les cliniques vétérinaires de référence et les centres spécialisés. Sa capacité à produire des coupes anatomiques en couches minces, avec une résolution spatiale élevée, en fait un outil de choix pour des diagnostics qui dépassent les limites de la radiologie conventionnelle. Pour aller plus loin sur les fondamentaux, consultez notre guide scanners vétérinaires : guide complet pour une utilisation optimale en clinique.
Les différents types de scanners vétérinaires
Le marché propose plusieurs technologies d’imagerie en coupe, chacune répondant à des besoins cliniques distincts. Le scanner CT (tomodensitomètre) utilise les rayons X pour produire des images de haute résolution en coupe transversale, offrant une excellente visualisation des structures osseuses, pulmonaires et abdominales. L’IRM (imagerie par résonance magnétique) repose sur des champs magnétiques et des ondes radio pour explorer les tissus mous avec une précision incomparable, particulièrement utile en neurologie et en oncologie des tissus mous. L’échographie, bien que moins souvent classée comme “scanner” au sens strict, constitue une modalité complémentaire incontournable pour l’imagerie en temps réel.
La question quelle différence y a-t-il entre un PET scan et un scanner ? revient régulièrement dans les échanges professionnels. Le scanner CT produit des images anatomiques détaillées, tandis que le PET scan (tomographie par émission de positons) est une modalité fonctionnelle qui visualise l’activité métabolique des tissus grâce à des traceurs radioactifs. En médecine vétérinaire, le PET scan reste encore peu répandu en raison de son coût et de la disponibilité des radiotraceurs, mais il tend à se développer dans les établissements universitaires et les centres oncologiques spécialisés. Pour la grande majorité des cliniques vétérinaires, le scanner CT demeure la priorité.
📌 À retenir
Le scanner CT est la modalité d’imagerie en coupe la plus répandue en clinique vétérinaire. L’IRM est privilégiée pour les tissus mous et la neurologie. Le PET scan, encore rare en médecine vétérinaire, apporte une information métabolique complémentaire. Votre choix doit avant tout répondre aux pathologies les plus fréquentes dans votre pratique quotidienne.
Nos produits
Scanners
Analyse technique
Critères techniques pour choisir un scanner vétérinaire
Résolution et qualité d’image
La résolution spatiale est le premier critère technique à examiner lors du choix d’un scanner vétérinaire. Elle détermine la capacité de l’appareil à distinguer deux structures anatomiques proches, ce qui est particulièrement critique pour l’imagerie thoracique des petits animaux, où les structures pulmonaires sont fines et denses. Un scanner offrant une résolution isotropique inférieure à 0,5 mm permettra des reconstructions multiplanaires de haute qualité, essentielles pour le bilan préopératoire des tumeurs et la planification des interventions chirurgicales complexes.
Les questions que se posent les professionnels concernent notamment les temps d’acquisition et la résolution spatiale pour l’imagerie thoracique et abdominale chez les petits animaux. Un scanner moderne de 16 à 64 barrettes offre des temps d’acquisition très courts (moins d’une seconde pour une acquisition spiralée), ce qui réduit considérablement les artefacts de mouvement, même sans immobilisation complète. Pour un chien de petite taille ou un chat, un gantry à ouverture standard de 50 à 70 cm suffit dans la plupart des cas.
Comparaison des technologies de capteurs
Les capteurs à détecteurs solides (technologie à base de scintillateurs céramiques) offrent une meilleure efficacité de conversion des rayons X en signal électrique comparativement aux anciens détecteurs gaz. Les scanners à barrettes multiples (16, 32, 64 ou 128 barrettes) permettent des acquisitions hélicoïdales avec un pitch plus élevé, réduisant le temps de table et la dose de radiation. Pour l’imagerie des animaux de compagnie, les scanners à 16 barrettes représentent souvent un excellent compromis entre performances cliniques et investissement. Les modèles à 64 barrettes et plus sont recommandés pour les structures vétérinaires traitant de nombreux cas de cardiologie ou d’oncologie avancée.

Vitesse, acquisition hélicoïdale et protocoles multiphases
La vitesse de rotation du tube est un paramètre clé pour les acquisitions hélicoïdales, notamment en imagerie cardiaque ou lors de l’étude de la vascularisation abdominale. Les scanners vétérinaires modernes permettent des rotations de 0,4 à 1 seconde par tour, avec une capacité de rotation du tube pour les acquisitions hélicoïdales adaptée aux petits volumes anatomiques des animaux. Les protocoles d’imagerie multiphase — phase sans contraste, phase artérielle, phase portale et phase tardive — sont devenus indispensables pour le bilan des masses hépatiques, des tumeurs surrénaliennes et des thrombus vasculaires. Vérifiez que le scanner choisi dispose d’un logiciel permettant la programmation automatisée de ces phases d’acquisition avec injection de produit de contraste synchronisée.
La gestion de la dose de radiation est également un critère technique incontournable. Les professionnels s’interrogent légitimement sur la dose délivrée par examen selon les protocoles standards et sur la capacité des appareils à optimiser la réduction de dose. Les scanners récents intègrent des algorithmes de reconstruction itérative (MBIR, ASIR, SAFIRE selon les constructeurs) qui permettent de réduire significativement la dose tout en maintenant une qualité d’image diagnostique. Ce point est particulièrement important pour les animaux nécessitant des examens répétés dans le cadre d’un suivi oncologique.
Compatibilité DICOM et intégration au système d’information vétérinaire
L’intégration du scanner dans le flux de travail numérique de la clinique est un enjeu souvent sous-estimé lors de l’achat. La question de l’intégration avec les logiciels DICOM existants en clinique et les formats de sortie supportés doit être posée systématiquement aux fournisseurs. Le standard DICOM (Digital Imaging and Communications in Medicine) est universel, mais les implémentations varient d’un constructeur à l’autre : certains appareils exportent nativement en DICOM 3.0 avec support complet des modules DICOM SR (Structured Report) et DICOM RT pour la planification de radiothérapie, tandis que d’autres nécessitent des passerelles logicielles supplémentaires.
Assurez-vous également que les solutions de reconstruction multiplanaire et de rendu 3D en post-traitement sont incluses dans la licence logicielle de base et non en option payante. La reconstruction MPR (multiplanaire), le rendu volumique (VR) et la reconstruction de surface (SSD) sont des outils indispensables pour la communication avec les propriétaires et la planification chirurgicale. Vérifiez la compatibilité avec votre logiciel de gestion de clinique (GmVet, Vétup, ClinikoVet ou autre) et la possibilité d’archivage PACS dédié ou cloud.
| Critère | Scanner CT 16 barrettes | Scanner CT 64 barrettes | IRM vétérinaire |
|---|---|---|---|
| Résolution spatiale | Élevée | Très élevée | Haute (tissu mou) |
| Temps d’acquisition | Rapide (1–3 min) | Très rapide (<1 min) | Long (20–60 min) |
| Idéal pour | Os, poumons, abdomen | Cardiologie, oncologie | Neurologie, tissu mou |
| Anesthésie requise | Oui (sédation à légère) | Oui (sédation) | Oui (anesthésie générale) |
| Compatible DICOM | Oui | Oui | Oui |
| Radiation ionisante | Oui (faible à modérée) | Oui (faible à modérée) | Non |
Diamètre d’ouverture du gantry et dimensions des animaux accueillis
Le diamètre d’ouverture du gantry est un critère technique souvent négligé mais crucial. Pour les cliniques traitant exclusivement des chiens et chats de petite à moyenne taille, un gantry de 50 cm de diamètre est généralement suffisant. En revanche, si votre pratique inclut des grands chiens (Dogue de Bordeaux, Saint-Bernard, Terre-Neuve) ou des animaux de la ferme, un gantry de 70 à 80 cm sera indispensable. Pour les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) et les animaux exotiques tels que les reptiles ou les oiseaux de grande taille, l’ouverture du gantry n’est pas le facteur limitant, mais la sensibilité des détecteurs à faibles doses devient primordiale.
La longueur maximale d’acquisition en une seule passe (coverage z) dépend du nombre de barrettes et du pas de l’hélice. Pour un scanner 16 barrettes avec détecteurs de 1,25 mm, le coverage typique est de 20 mm par rotation, tandis qu’un 64 barrettes avec détecteurs de 0,625 mm couvre 40 mm. Ces chiffres conditionnent directement la durée totale de l’examen et, par conséquent, la durée de l’anesthésie. L’hospitalisation des animaux exotiques après scanner nécessite par ailleurs des équipements spécifiques adaptés à leurs besoins physiologiques particuliers.
Vision financière
Aspects économiques et financiers

Coût initial et coût total de possession
La question quel est le prix d’un scanner vétérinaire pour un chien ? cache en réalité une interrogation plus large sur le coût global de la modalité d’imagerie. L’investissement initial varie considérablement selon la technologie, le nombre de barrettes, les options logicielles et la marque. Mais le coût d’acquisition ne représente qu’une partie du coût total de possession (TCO). Il faut intégrer les coûts d’installation (blindage de salle, systèmes de ventilation spécifiques), la maintenance annuelle (contrat de service), la consommation énergétique, les produits de contraste, les coûts de formation du personnel et, à terme, les coûts d’obsolescence technologique.
Une analyse réaliste du TCO sur une durée de 8 à 10 ans — durée de vie courante d’un scanner CT vétérinaire bien entretenu — révèle souvent que les économies réalisées sur le prix d’achat initial peuvent être largement absorbées par des coûts de maintenance plus élevés ou une obsolescence logicielle précoce. Avant toute décision, demandez systématiquement aux fournisseurs un devis détaillé incluant le coût de la maintenance annuelle, les conditions de mise à jour logicielle et les délais d’intervention en cas de panne.
Options de financement et retour sur investissement
Le leasing ou la location financière (LOA) constituent des alternatives intéressantes à l’achat direct, notamment pour les cliniques en phase de développement. Ces formules permettent de conserver la trésorerie nécessaire au fonctionnement courant tout en accédant à un équipement de pointe. Le leasing présente également un avantage fiscal (déductibilité des loyers) et facilite le renouvellement technologique en fin de contrat. Comparez attentivement les offres des constructeurs, des organismes de financement spécialisés et les conditions de rachat en fin de bail.
Le retour sur investissement d’un scanner vétérinaire dépend directement du volume d’examens réalisés. Une analyse de rentabilité sérieuse doit prendre en compte le nombre d’examens mensuels prévisionnels, le tarif pratiqué par examen, les charges directes (consommables, personnel dédié, anesthésie) et les charges indirectes. Dans un contexte de référé, le scanner peut rapidement générer un flux de patients venant d’autres cliniques du réseau, améliorant ainsi le volume et la diversité des cas traités. L’intégration d’un scanner peut également valoriser votre structure comme centre de référence régional, attirant une clientèle spécialisée et fidèle.
💡 Bon à savoir
Pour estimer votre retour sur investissement, analysez le volume d’examens d’imagerie avancée que vous référez actuellement vers d’autres établissements. Ce flux constitue votre potentiel de capture le plus immédiat. Discutez également avec des confrères ayant déjà réalisé cet investissement pour obtenir des données de terrain sur les volumes réels et les délais de retour à l’équilibre.
- Coûts à intégrer dans le TCO : blindage de salle, installation électrique dédiée, climatisation renforcée
- Charges récurrentes : contrat de maintenance constructeur, mise à jour logicielle annuelle
- Personnel : formation du ou des manipulateurs, coût de l’anesthésiste ou du matériel d’anesthésie
- Consommables : produits de contraste iodés, cathéters, matériel de positionnement
- Archivage : solution PACS locale ou cloud, coût de stockage et de sauvegarde des données DICOM
- Assurances : couverture spécifique équipement médical, responsabilité civile professionnelle
Réglementation & sécurité
Conformité et sécurité : cadre réglementaire pour les scanners vétérinaires
Respect des normes légales en matière de radioprotection
L’utilisation d’un scanner CT vétérinaire est soumise à une réglementation stricte en matière de radioprotection. En France, cette réglementation relève de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et impose des obligations précises : déclaration ou autorisation préalable auprès des autorités compétentes selon la classification de l’appareil, désignation d’une personne compétente en radioprotection (PCR), réalisation d’une étude de poste et mise en place d’un plan de prévention du risque radiologique. Ces exigences s’appliquent à toutes les structures vétérinaires utilisant des équipements à rayonnements ionisants, sans exception.
La conception de la salle d’examen doit répondre à des spécifications techniques de blindage définies par l’étude de radioprotection réalisée avant l’installation. L’épaisseur des murs en béton ou en plomb est calculée en fonction de la puissance de l’appareil, du volume d’examens prévisionnels et de la nature des locaux adjacents. Ces travaux représentent un poste de coût significatif, souvent sous-estimé dans les plans d’investissement initiaux. Anticipez cette étape en mandatant un expert en radioprotection dès la phase de projet.
Mesures de sécurité pour l’équipe et les patients
La sécurité du personnel est un enjeu central dans l’utilisation quotidienne d’un scanner vétérinaire. Les membres de l’équipe exposés aux rayonnements ionisants doivent être équipés de dosimètres individuels et suivre une formation spécifique à la radioprotection. Le port d’équipements de protection individuelle (tablier plombé, protège-thyroïde, lunettes plombées) est obligatoire lors des interventions en zone contrôlée. La mise en place de procédures écrites et d’un registre de contrôle garantit la traçabilité des expositions et la conformité aux limites réglementaires.
La sécurité des patients animaux repose quant à elle sur le protocole anesthésique adapté et sur la surveillance continue pendant l’examen. Pour les patients nécessitant une récupération après anesthésie, l’utilisation d’un générateur d’oxygène pour la récupération post-anesthésie est fortement recommandée. Ce dispositif permet de maintenir une oxygénothérapie adaptée pendant la phase de réveil, réduisant le risque de complications respiratoires post-anesthésiques.
Protocole de maintenance et conformité continue
La maintenance préventive d’un scanner vétérinaire ne se limite pas aux interventions techniques sur l’équipement lui-même. Elle englobe également le contrôle qualité des images (vérification de l’homogénéité du faisceau, de la calibration HU, du bruit d’image), le contrôle dosimétrique périodique et la mise à jour des logiciels de reconstruction. Ces contrôles doivent être documentés et archivés pour répondre aux exigences réglementaires lors des inspections périodiques. Certains constructeurs proposent des contrats de télémaintenance permettant une surveillance à distance des paramètres de fonctionnement, réduisant ainsi les délais d’intervention en cas d’anomalie.
La conformité réglementaire impose également une vérification périodique des contrôles d’accès à la zone contrôlée, de l’affichage des zonages radiologiques et du registre de formation du personnel. Ces aspects organisationnels, bien que moins visibles que la maintenance technique, sont systématiquement vérifiés lors des inspections de l’ASN et des contrôles internes. Intégrez ces obligations dans votre système de management de la qualité dès l’ouverture de votre service d’imagerie.
Nos produits
Scanners : trouvez le bon équipement
Santé animale
Impact sur le bien-être animal : confort et sécurité lors des examens
La question de l’anesthésie lors d’un scanner vétérinaire
Est-ce qu’un scanner vétérinaire nécessite une anesthésie ? Cette question, fréquente chez les propriétaires d’animaux, mérite une réponse nuancée. Contrairement à l’IRM qui requiert systématiquement une anesthésie générale en raison de la durée et des contraintes de positionnement, le scanner CT peut parfois être réalisé sous simple sédation légère pour des animaux coopératifs et des acquisitions très rapides. Cependant, la grande majorité des examens tomodensitométriques vétérinaires nécessitent au minimum une sédation profonde voire une anesthésie générale pour garantir l’immobilité totale indispensable à la qualité des images.
Le protocole anesthésique doit être adapté à l’espèce, à l’âge, à l’état de santé général de l’animal et à la durée prévisionnelle de l’examen. Pour les patients présentant des pathologies cardio-respiratoires — souvent les sujets les plus susceptibles de nécessiter un scanner thoracique — le choix des agents anesthésiques et la gestion de la ventilation sont des points critiques. La disponibilité d’un nébuliseur pour aérosolthérapie en salle de réveil peut s’avérer précieuse pour les patients ayant subi un scanner thoracique et présentant des sécrétions bronchiques post-anesthésiques.
Réduction du stress et optimisation du confort animal
La conception ergonomique des tables de scanner modernes intègre désormais des fonctionnalités pensées pour le bien-être animal. Les tables à mouvement doux, la réduction du bruit de fonctionnement de l’anneau (certains modèles descendent sous 65 dB), les systèmes de positionnement anatomique adaptés aux différentes espèces et tailles contribuent à réduire le stress pré-anesthésique et à faciliter le positionnement précis. Un animal correctement positionné dès le début de l’examen évite les reprises d’acquisition, limitant ainsi la durée d’anesthésie et l’exposition aux rayonnements.

La prise en charge post-scanner est un aspect souvent négligé mais déterminant pour le bien-être de l’animal. Après un examen tomodensitométrique sous anesthésie générale, l’animal doit être surveillé en salle de réveil dans un environnement calme, chaud et sécurisé. Une cage de thérapie intensive équipée de systèmes de monitoring (oxymétrie, capnographie, surveillance thermique) permet d’assurer ce suivi de manière optimale. Les cages d’hospitalisation vétérinaire adaptées aux soins post-diagnostics constituent un maillon essentiel de la chaîne de prise en charge.
📌 À retenir — Bien-être post-scanner
La phase de réveil post-scanner est une période critique qui nécessite une surveillance active. Prévoyez un espace de récupération dédié, séparé de la zone bruyante de la clinique, avec un monitoring continu des paramètres vitaux. La disponibilité d’une oxygénothérapie et d’un chauffage adapté réduisent significativement les complications post-anesthésiques.
Quelles maladies peut-on détecter avec un scanner vétérinaire ?
Quelle maladie peut-on détecter avec un scanner ? La réponse est large : la tomodensitométrie vétérinaire permet de visualiser et caractériser une très grande variété de pathologies. En oncologie, le scanner est l’examen de référence pour le bilan d’extension tumoral, la détection de métastases pulmonaires et ganglionnaires, et le guidage de biopsies scanner-assistées. En neurologie, il permet de détecter des fractures vertébrales, des hernies discales calcifiées, des tumeurs spinales et des malformations congénitales. En cardiologie, les acquisitions synchronisées à l’électrocardiogramme permettent l’étude de la morphologie cardiaque et de la vascularisation coronarienne.
Les indications abdominales incluent les masses hépatiques, spléniques et rénales, les anomalies portosystémiques (shunts portaux), les torsions d’organes et les pathologies pancréatiques. En traumatologie, le scanner corps entier permet un bilan lésionnel rapide et exhaustif, orientant les priorités chirurgicales. Pour les hospitalisation des animaux exotiques après scanner, les indications incluent notamment les pathologies osseuses chez les reptiles (métabolopathies), les tumeurs chez les oiseaux et les masses abdominales chez les lapins. Les patients hospitalisés en soins intensifs après diagnostic scanner bénéficient d’une cage d’hospitalisation pour soins intensifs garantissant leur confort et la continuité des soins post-diagnostics.
Synthèse
Conclusion et recommandations pour choisir votre scanner vétérinaire
Synthèse des critères de choix essentiels
Le choix d’un scanner vétérinaire adapté repose sur une analyse multicritère que nous avons développée tout au long de ce guide. Les critères techniques (résolution spatiale, nombre de barrettes, diamètre de gantry, compatibilité DICOM, outils de post-traitement) définissent les capacités diagnostiques de l’équipement. Les critères économiques (coût total de possession, options de financement, analyse du retour sur investissement) conditionnent la viabilité du projet à moyen et long terme. Les exigences réglementaires (radioprotection, conformité de la salle, formation du personnel) encadrent strictement l’utilisation de l’équipement et ne peuvent être ignorées. Enfin, les considérations liées au bien-être animal (protocoles anesthésiques, équipements de récupération, organisation de la salle de réveil) complètent la vision globale de ce projet médical.
Il n’existe pas de scanner vétérinaire universel idéal : le meilleur choix est celui qui répond précisément aux besoins spécifiques de votre pratique, de votre patientèle et de votre budget. Une clinique généraliste traitant majoritairement des petits animaux n’aura pas les mêmes besoins qu’un centre de référence spécialisé en neurologie ou en oncologie. L’essentiel est de partir d’une analyse honnête de votre activité actuelle et de vos ambitions de développement.
Recommandations finales pour un choix optimisé
Avant de finaliser votre décision, nous vous recommandons de visiter des installations existantes utilisant les équipements que vous envisagez d’acquérir, de solliciter des démonstrations avec vos propres patients types, et d’obtenir des références auprès de confrères ayant une expérience quotidienne avec ces machines. Impliquez dans la réflexion l’ensemble de l’équipe qui utilisera l’équipement : vétérinaires, manipulateurs en radiologie vétérinaire, anesthésistes et personnel d’accueil. Chacun apportera une perspective différente et précieuse sur l’ergonomie, le flux de travail et les besoins spécifiques.
Enfin, ne négligez pas l’accompagnement post-installation : la formation initiale du personnel, le support technique réactif du fournisseur et la disponibilité des pièces détachées sont des critères de différenciation importants entre les offres du marché. Un scanner performant mal maîtrisé par son équipe produira des résultats décevants ; à l’inverse, un équipement bien adapté, parfaitement intégré dans le flux de travail et soutenu par un service après-vente compétent deviendra rapidement un atout majeur de votre clinique. Pour approfondir tous les aspects de l’utilisation optimale de ces équipements, consultez notre guide complet sur les scanners vétérinaires pour une utilisation optimale en clinique.
- Évaluez vos besoins cliniques réels : espèces traitées, pathologies dominantes, volume d’examens prévisionnels
- Définissez votre enveloppe budgétaire totale en intégrant tous les coûts directs et indirects sur 8 à 10 ans
- Vérifiez la conformité réglementaire dès la phase de projet (étude radioprotection, autorisation administrative)
- Testez la compatibilité DICOM avec votre logiciel de gestion de clinique avant signature
- Anticipez l’organisation de la salle de réveil et les équipements d’hospitalisation post-scanner
- Comparez les contrats de maintenance sur la durée, pas seulement le prix d’achat initial
- Prévoyez la formation continue du personnel pour garantir une utilisation optimale dans la durée
Pour les patients nécessitant une hospitalisation intensive suite à des diagnostics complexes révélés par scanner, une cages d’hospitalisation vétérinaire adaptée assure le confort et la sécurité nécessaires à une récupération optimale. Parcourez notre gamme complète d’équipements disponibles sur Veterimat.fr pour trouver les solutions adaptées à votre structure.
Outil interactif
Comparateur interactif — Scanners vétérinaire
Comparateur de Scanners Vétérinaires
Choisissez le scanner adapté à votre pratique clinique
Clinique sédentaire
Grands animaux
Terrain & urgence
Clinique spécialisée
⭐ Meilleur choix
Questions fréquentes sur le scanner vétérinaire
Quelle est la différence entre un scanner vétérinaire et une radiographie classique ?
▼
Faut-il anesthésier l’animal pour réaliser un scanner vétérinaire ?
▼
Quelles espèces animales peuvent bénéficier d’un examen par scanner ?
▼
Quel budget prévoir pour l’acquisition d’un scanner vétérinaire ?
▼
Quelles sont les principales indications cliniques justifiant un scanner en médecine vétérinaire ?
▼
Comment entretenir et maintenir un scanner vétérinaire en bon état de fonctionnement ?
▼
Un scanner vétérinaire reconditionné est-il aussi fiable qu’un appareil neuf ?
▼
Quelle formation est nécessaire pour utiliser un scanner vétérinaire en clinique ?
▼
Trouvez le scanner vétérinaire adapté à votre pratique
Veterimat propose une sélection rigoureuse de scanners vétérinaires professionnels pour répondre aux exigences des cliniques et centres hospitaliers vétérinaires de toutes tailles. Notre équipe vous accompagne de la sélection à la mise en service.